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Land’s end

exposition de photographie de TOM FECHT du 16 juillet au 28 août 2010

Sous le titre de LAND’S END, TOM FECHT nous invite à partager son regard de plasticien dans l’image du paysage. Sa photographie propose de redéfinir dans un espace (écarté du cadre), la lumière et le mouvement ; écoute de bruit, de silence, ombre de souvenance ou de désir.
Des images pleines et habitées qui nous inventent une intime rencontre du lieu dit.


LAND’s END

Sur le paysage

J’aime écouter avec les yeux. Terre et paysages de mer partagent quelquefois leurs mélodies, communiquant pour moi comme le font les corps des danseurs, dans des instants rares et fuyants.

Paysage signifie nature encadrée. Le terme évoque les endroits archétypes où l’on se sent chez soi, ces espaces universels où l’on se retrouve. La curiosité, soit, la tension entre la vision et le désir, permet au corps de se transformer en un espace unique.
Tracer les contours d’une peau bien aimée, par exemple, nous recadre, évoque cette zone côtière entre l’intérieur et l’extérieur, dévoilant le paysage intime où l’on se perd dans l’extase. Ces paysages peuvent nous habiter, comme ils peuvent nous sustenter.
Cette fusion poétique nous est parfois nécessaire pour nous rassurer contre le “Niemandsland”, trouver des certitudes et réaffirmer notre identité.

Ma photographie détermine la taille d’un paysage en fonction de sa distance au paradis.
Certaines images suggèrent les traces de l’aube ou du crépuscule sur un paysage, celles des cycles saisonniers, des marées, des puissantes tempêtes, du vent, de la magie de la lumière et de l’humidité... D’autres images prennent leur vie de l’accident ou du visiteur inconnu, inversant l’impact de la civilisation là où elle se termine.

Mes couleurs répondent aux simples mélodies ou questions écrites dans le ciel ; Elles explorent simultanément la profondeur temporelle spatiale de l’intérieur et de l’extérieur, allant du territoire connu qui se renferme vers l’espace ouvert de l’inconnu : Land’s End.
Pourquoi aimons nous être au bord de la mer ?
Pourquoi nous sentons-nous si attirés par les bois et les montagnes ?
J’aime imaginer que mes appareils photo ont des oreilles et que j’écoute avec les yeux.

Portfolio